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Joyeux boxon avec des morceaux d'informatique, de politique et d'histoire dedans.

10 juillet 2011
par Agarwaën
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La dépense publique – 1 – Un peu d’histoire

En début de la semaine dernière, PC INpact nous informait de la publication d’un avis d’appel public à concurrence par la HADOPI, pourtant sur une évaluation de la notoriété de l’offre légale et sur l’impact de la labellisation PUR sur cette notoriété. Évidemment, comme la plupart des annonces liées à la HADOPI, cette news a été abondamment commentée sur le mode « on fout en l’air l’argent du contribuable » ou « 200 000 € pour les copains ».

Au-delà de la dimension habituelle des commentaires que j’ai pu lire sur PC INpact et Numerama, pour la plupart dignes du café du commerce, ce non-événement m’intéresse tout particulièrement par la méconnaissance qu’il révèle de la part du grand public concernant les mécanismes de la dépense publique, des contrôles qui s’exercent sur elle, et des enjeux qui y sont liés. Des enjeux tout particulièrement graves, si vous m’autorisez un petit rappel d’histoire des institutions.

Commençons par un petit tour de l’autre coté du Channel.

Le consentement à l’impôt et la Grande Charte

Au début du XIIIème siècle, à la suite du décès de Richard Cœur de Lion lors du siège du château de Chalus, son frère Jean lutte pour asseoir son pouvoir sur le trône d’Angleterre. Il est confronté aux appétits de Philippe Auguste, qui aimerait bien récupérer les vastes possessions anglaises en France du Nord, ainsi qu’aux pressions de l’Église, qui cherche à accroître son autonomie. Ces luttes sont extrêmement coûteuses, et Jean n’est ni fin politique, ni chef de guerre habile, ce qui se traduit par de nombreuses défaites. Qui dit défaites, dit taxes pour reconstituer ses forces.

Excédés par une fiscalité écrasante, un groupe de barons se rebelle, prend Londres, et impose à Jean Sans Terre la promulgation d’une série de clauses qui seront connus sous le nom de la Grande Charte (Magna Carta). Ce texte, plusieurs fois modifié, abrogé puis réaffirmé au cours des années qui suivirent, prévoit entre autres dispositions visant à prévenir les abus du pouvoir royal, les premières clauses d’habeas corpus ainsi que l’interdiction de la création de nouveaux impôts sans l’approbation d’un conseil, ancêtre du Parlement anglais :

Aucun impôt ou aide ne sera imposé, dans Notre Royaume, sans le consentement du Conseil Commun de Notre Royaume, à moins que ce ne soit pour la rançon de Notre personne, pour faire notre fils aîné chevalier ou, pour une fois seulement, le mariage de notre fille aînée.  Et, pour ceci, il ne sera levé qu’une aide raisonnable.

La résistance à l’absolutisme royal anglais

L’avancée suivante de la construction de la démocratie britannique a lieu en 1628, sous le règne de Charles Ier , alors que le pouvoir royal est au faîte de sa puissance. Peut-être un peu trop d’ailleurs, puisque qu’il s’attire une réaction de la part de la Chambre des Communes. L’Angleterre est alors en guerre contre l’Espagne : une guerre longue, très coûteuse, qui amène le roi à tenter de passer en force malgré le refus du Parlement de voter les nouveaux emprunts et impôts voulus par Charles Ier.

Après une épreuve de force entre la Chambre des Communes et le roi, ce dernier accepte (sans volonté de l’appliquer réellement) un texte nommé la Pétition des Droits (Petition of Rights), qui prévoit diverses garanties contre les abus royaux, et notamment la fin des impôts décrétés sans vote du Parlement, des emprunts forcés, des arrestations arbitraires et des atteintes à la propriété privée. Tous ces droits étaient déjà garantis par la Grande Charte, et se voient confirmés et remis au goût du jour, grâce à la pression que le Parlement a pu exercer sur les finances royales.

Ce mouvement amorcé se poursuit après la « Glorieuse Révolution », qui permet l’adoption de la Déclaration des Droits (Bill of Rights). Ce texte est le socle du droit constitutionnel britannique, qui approfondit les grandes lignes définies par les deux textes précédents (ainsi que la loi d’Habeas Corpus de 1679), dont la question de la levée d’un nouvel impôt royal.

La réforme fiscale et la Révolution française

Si l’on revient sur le continent, à la fin du XVIIIème siècle, la monarchie française est confrontée à un blocage institutionnel : tous les efforts du pouvoir royal pour revenir à une situation fiscale saine sont mis en échec par les Parlementaires, qui défendent les privilèges de la noblesse et du haut clergé, alors que le poids de la dette de l’État pèse principalement sur la paysannerie et la petite bourgeoisie. La convocation des États Généraux par Louis XVI répond donc à une problématique de finances publiques et de réforme fiscale.

Adoptée dans l’effervescence révolutionnaire qui suit la prise de la Bastille le 14 juillet et l’abolition des privilèges le 4 août, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du 26 Août 1789, consacre pas moins de trois articles à cette question du financement des politiques publiques et du consentement à l’impôt :

Article 13 – Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 – Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 – La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

L’argent est le nerf de la politique

Au travers de ces quelques exemples historiques, nous voyons donc que le problème de l’acceptation par le peuple du principe d’une juste contribution aux affaires publiques est au cœur de l’apparition des démocraties occidentales. Nous pourrions également citer les États-Unis, dont la guerre d’indépendance trouve ses racines dans des problématiques fiscales.

Le consentement à l’impôt et le contrôle de l’usage des deniers publics sont des leviers majeurs de l’évolution démocratique des régimes !  Il est donc important pour le citoyen de garder ce fait en mémoire et d’observer avec attention comment sa contribution aux charges communes est utilisée, et de faire entendre sa voix lorsque l’usage qui en est fait n’apparaît pas satisfaisant.

Encore faut-il comprendre de quoi il retourne : comment l’État dépense-t-il notre argent ? Comment ces dépenses sont-elles contrôlées, et par qui ? Je me propose de vous en parler dans un prochain billet, qui portera sur les règles que doit appliquer l’État pour dépenser l’argent public : les marchés publics.

11 mars 2008
par Agarwaën
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Découverte de Vanguard

Dimanche 9 mars, les deux darkelfettes DarkKawai et DarkBikini et leur mâle dominant DarkOmbre ont débarqué sur le serveur Halgar pour mettre la contrée à feu et à sang (et ramener leurs congénères elfes sombres vers la lumière de la bonté). Petit compte-rendu de mes impressions !

Rétrospective nombrilliste sur mon parcours dans les MMORPG

Pour situer un peu… après avoir été tenté par les descriptions d’Etienne de ses aventures sur Everquest ou Anarchy Online, j’ai créé mon compte WoW en juin 2005, si je ne me trompe pas… arrêté une première fois pendant 6 mois, puis joué pendant plus 2 ans, puis arrêté pour cause de lassitude, et je suis allé faire un tour sur Lord of the Rings Online histoire de découvrir un autre MMORPG : ce n’est pas le principe du MMO qui m’a lassé, mais bien WoW, son farm, ses kevins, sa mentalité de merde, et le sentiment d’avoir fait le tour de ce qui m’intéressait dans ce jeu.

Sur LotRO, j’ai eu du plaisir à jouer dans un monde que j’adore, mais passé les premiers jours, je n’ai pas spécialement accroché, je ne sais pas trop pourquoi.

Testons Vanguard !

A l’époque où j’ai testé LotRO, j’avais aussi envisagé Vanguard, mais mon PC n’était pas assez performant. Depuis, j’ai changé de carte graphique, et après un week-end de wowistes, on s’est lancé à trois pour tester ce jeu. Je passe sur l’aventure pour se procurer des clés d’essai 10 jours gratuits. Au final, dimanche 9 mars, les deux darkelfettes DarkKawai et DarkBikini et leur mâle dominant DarkOmbre débarquent sur le serveur Halgar pour mettre la contrée à feu et à sang (et ramener leurs congénères elfes sombres vers la lumière de la bonté).

Prise en main

Premières impressions au niveau de la prise en main : l’emballage est très classique, barre de raccourcis, feuille de perso, sacs, etc… que du classique. A première vue, j’ai l’impression de retrouver plein de trucs de WoW, mais comme j’avais aussi eu cette impression sur LotRO, je me dis que c’est plus des traits communs aux divers jeux de ce genre.

Le style graphique est réaliste, bien plus dans la lignée d’Everquest que de WoW, avec des modèles détaillés. Globalement, le jeu est joli, même avec un niveau de détails peu élevé. Ma bécane rame un peu dans les zones avec beaucoup de PNJ ou de monstres, et les FPS chutent en combat avec plusieurs mobs (la bête : P4 2,4 Go, 1Go de RAM, ATI Radeon X1950 Pro… il va falloir que je rajoute de la RAM, je pense). On a une vraie customisation des skins des personnages, avec plein plein de paramètres à régler. Malheureusement, c’est un point qui va être appauvri au prochain patch.

Créer son personnage

Au niveau des races et classes, là aussi, beaucoup plus de choix que dans les autres MMO que j’ai testé : 19 races (les classiques humains, elfes, nains, gnomes, orcs, gobelins, géants, et hommes-félins, avec des variantes en fonction de leur origine géographique), 15 classes, 3 branches principales d’artisanat pour 6 ou 7 métiers différents. On retrouve dans les classes les distinctions classiques des MMO : tank, DPS physique, DPS magique, soin.

Une particularité de Vanguard, c’est le système des sphères. En fait, chaque personnage a non pas une, mais trois feuilles de personnage, et trois niveaux : aventure, artisanat et diplomatie. L’aventure est nettement orienté vers le jeu en groupe, l’artisanat est plus social (difficile d’en faire sans commercer avec d’autres artisans), et la diplomatie plus solitaire.

Aventure

La sphère d’aventure : là, on rentre dans le vif du sujet ! Baston ! C’est la classique exploration, visite de donjons, génocide de monstres. Les classes sont vraiment équilibrées pour le jeu en groupe, avec des spécialisations, une répartition des besoins entre les différentes classes du même type : par exemple, en tanks, il existe le guerrier, le dreadknight, le paladin. Tous savent tanker, garder une aggro, encaissent des grosses baffes, mais ils sont d’une efficacité variable selon les monstres à tanker. Idem pour les soigneurs et les DPS… On retrouve bien sûr une palette de buffers et debuffers… Là où ça commence à devenir vraiment bon, c’est que les classes sont faites pour se renforcer les unes les autres : telle classe crée des vulnérabilités sur l’adversaire, qui débloquent des attaques spéciales chez d’autres classes. On voit tout l’intérêt de réfléchir sur la composition d’un groupe d’aventuriers. Le système de montée en niveau est aussi bien pensé, avec le système des fraternités : ça permet de lier des persos. Chaque gain de XP est dispatché équitablement à toute la fraternité de façon à ce que tous les membres tendent vers le même niveau, et les membres en retard montent un peu plus vite pour rattraper les autres. Un truc important : aucun donjon n’est instancié, et à haut niveau, on retrouve les classiques raids.

Artisanat

La sphère d’artisanat : même souci du détail que pour l’aventure. L’artisanat est riche, complexe et amusant. Les étapes de fabrication d’un objet sont très détaillées : on commence par récolter la matière première, puis on la raffine, puis on fabrique les pièces, puis on assemble le tout en un produit fini. Chaque étape est décomposée en sous-étapes au cours desquelles on peut améliorer la qualité des composants, pour tenter d’avoir des bonus spéciaux sur le produit fini. Apparemment, il y a une foultitude d’objets à faire, avec des styles régionaux, et ça va de la paire de chaussure ou de la dague à des bijoux, des maisons ou des navires ! Evidemment, pour tout ça, il faut se procurer des composants fabriqués par d’autres artisans : commerce, rareté, possibilité de se faire un nom !

Diplomatie

La sphère de diplomatie : ça pour moi, c’est la cerise sur le gâteau, l’idée de génie ! C’est un système de conversation avec les PNJ matérialisé par un mini-jeu à la Magic. C’est très rigolo, on compose son deck en fonction de l’opposant : on ne va pas mettre les mêmes cartes selon qu’on s’adresse à un soldat ou à un noble, à un haut-elfe ou à un gnome… Ca permet de se faire bien voir de tel ou tel peuple et de gagner l’accès à des zones autrement hostiles (genre un elfe dans la capitale orc), et surtout de débloquer des gros bonus régionaux. Enfin un des plans annoncés par l’éditeur du jeu est de pouvoir agir à l’échelle mondiale pour les meilleurs diplomates.

Ambiance

Au niveau de l’ambiance, bah c’est un monde med-fan, quoi. C’est joli, des paysages exotiques, des bestioles bizarres sans être complètement délirantes (dryades, dragons, mini-dinos, etc). Les quêtes sont d’intérêt variable, allant du « allez me tuer 10 lézards », jusqu’à de vraies histoires intéressantes. Mention toute spéciale aux quêtes de diplomatie, dont certains sont vraiment excellente. La quête de fin d’apprentissage des elfes noirs est un régal : très longue, tout en chantage, manipulation et assassinats, visiblement conçue par un grand malade de rôliste !

L’ambiance coté joueurs est autrement plus adulte qu’à WoW : on retrouve beaucoup d’acronymes de jeu, les WTT, LFG, etc, mais sinon, les gens écrivent normalement, tiennent des propos cohérents, ne floodent pas… bref… wouha ! Ca change ! Il y a une petite communauté francophone (le jeu est 100% en anglais) qui a l’air plutôt sympa.

Bref, tout ça pour dire que je vais passer sur un abonnement payant pour continuer quelques temps, peut-être même longtemps ?

Tiens, pour le plaisir, un aperçu d’une maison de guilde :

http://img256.imageshack.us/img256/8161/maisonvgcz6.th.jpg

28 juillet 2007
par Agarwaën
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Technique : teindre un cuir en noir

Suite à une recherche de Perline sur la façon d’obtenir un cuir teint en noir, comme on peut le voir sur des sources iconographiques du XVème siècle, voici le résultat de ses investigations.

Le principe est que les tanins végétaux utilisés pour le tannage du cuir réagissent avec les sulfates de fer pour donner une teinte noire. Nous allons donc utiliser un acide, en l’occurrence du vinaigre, pour oxyder de la limaille (ou de la poussière) de fer : utiliser par exemple de la laine de fer, et la laisser tremper dans le vinaigre pendant quelques jours. Il suffit ensuite de s’en servir comme teinture sur le cuir. Cette teinture est très pénétrante et donne un noir profond après que le cuir ait séché. Dans un premier temps, toutefois, le résultat sera plutôt gris, puis vire au noir en quelques dizaines de secondes.

Sources :

26 septembre 2006
par Agarwaën
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Réflexions sur le travail du cuir

Comment devenir un artiste du cuir en partant de zéro ?

Mon projet est le suivant : je souhaite réaliser des pièces d’armure en cuir épais, teinté en brun foncé, enrichi de décorations d’inspiration celtique teintées en brun clair utilisant les techniques du cuir repoussé ou du cuir gravé.

Motifs : Tiksam (du forum Trollcalibur) a mis en ligne tout une série de motifs d’entrelacs. On peut également aller voir une page sur l’art et la culture celtique qui présente des motifs intéressants.

Une fois les motifs créés, on peut utiliser plusieurs techniques.

  1. pyrogravure
  2. gravure au dremel
  3. repoussage

Teinture : utiliser une teinture très pénétrante. Deux possibilités.

  1. les teintures à base aqueuse, comme la teinture « aldorante » de chez Chadefaux : présente l’intérêt de pouvoir être utilisée en intérieur, sans danger. Se mélange mal.
  2. les teintures à base alcoolique, comme la teinture « Aux Drapeaux » : facilement trouvable, moins chère, mais à utiliser en plein air impérativement, en se protégeant des émanations nocives.

Pour une armure complète, compter un demi-litre. Appliquer la teinture au chiffon, éventuellement sur le cuir humide si on veut ralentir l’absorption de la teinture (permet d’obtenir une couleur plus homogène). Après teinture, passer un cirage de couleur correspondante et astiquer pour faire briller.

25 mars 2006
par Agarwaën
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L’Age du Silicium au placard

Voilà une nouvelle qui va sûrement passionner les foules…
Après être resté en ligne quelques années (j’ai mis en ligne les premières versions fin 1999 ou début 2000, je ne sais plus trop), mon projet de jeu de rôles cyberpunk est mis au placard… snurfl… J’y ai consacré beaucoup de temps quand j’étais en fac, fais beaucoup de recherches, tapé de nombreuses pages de notes et de brouillons, et foiré quelques examens aussi… mais je n’y avais pas touché depuis plus de trois ans. Une version deux des règles avait failli voir le jour en 2002, mais une motivation en baisse et un temps limité à y consacrer ont eu raison de mon projet. Non, le livre du monde ne verra jamais le jour.

Les curieux pourront toujours y jeter un oeil : j’ai conservé l’ensemble du site, juste réquisitionné le nom de domaine et verrouillé l’accès au forum, qui est désormais en lecture seule. J’ai la prétention de croire que quelques personnes en ont profité : j’ai reçu quelques dizaines de mails en l’espace de 6 ans, et ma page musicale avait eu son petit succès d’estime également.